gabyowl campagne


Ce week end je suis partie à la campagne chez des amis de longue date. On a absolument rien fait. Mais vraiment rien. Ah si, on a bu et on s'est baladé dans le trou du cul de la France. Un endroit incroyablement paisible. 
gabyowl diary

On marchait côte à côte, silencieux, derrière la voiture remplie de fleurs. 
Le vent dans les cheveux, le froid glacial s'immisçant sous nos manteaux, transperçant nos coeurs déjà arrêtés par la douleur. Tu regardais droit devant, les yeux mouillés, la mâchoire serrée. 

On marchait côte à côte et j'ai attrapé ton bras pour me coller contre toi. On avançait au rythme de cette putain de voiture remplie de fleurs. 
Cette impression de déjà vu, parce qu'on n'ose même plus les compter. Non, ne les compte pas. N'y pense plus, oublie. Avance. Comme si c'était naturel, comme si tu n'avais pas besoin de décider de mettre un pas devant l'autre. 

Tu m'as regardé et tu m'as souri. Un sourire qui comptait plus de larmes qu'une rivière. 
Et tu m'as raconté. Tu m'as raconté comment il avait pris soin de toi. Toi, le petit garçon au coeur saignant, le petit garçon dissipé qu'il faisait dessiner pendant la récré pour te calmer. Toi, le gosse infernal qui sonnait à toutes les portes des maisons sur le chemin de l'école, juste pour le plaisir d'emmerder les voisins. Le vélo à trois scelles, le béret, le jardin. 
Lui, qui a su tirer d'un moment terrible, un peu d'amour et de sourire. Lui, qui te calmait en te faisant dessiner. Parce qu'il était comme ça, d'un calme apaisant, d'une gentillesse infinie et d'une tendresse inégalable. Parce qu'il t'aimait et que tu l'aimais en retour. 

La voiture pleine de fleurs s'est arrêtée et a déposé ses bouquets. L'instant s'est figé, comme une pellicule rayée. Il n'y avait plus un bruit, comme si le monde avait décidé de se taire. Comme si tout s'était arrêté, juste pour nous, juste pour toi, juste pour lui. 
On n'osait plus bouger, le vent dans les cheveux, le froid glacial s'immisçant sous nos manteaux, transperçant nos coeurs déjà ravagés par la douleur.

Alors on a pris les fleurs et on les a fait voler dans le vent glacial. On a recouvert le bois de pétales, comme une fin d'été, lorsque les fleurs des cerisiers se fanent. 
Ce moment magique où le sol, recouvert de rose, semble incroyablement poétique. 








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Well... Looks like I am not a redhead anymore. 
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Hi everyone ! Hope you are all doing well today. I wanted to share with you a simple make up tutorial (as I am far away from a make up artist), made for the brand e.l.f !
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Few weeks from now, I have been invited to the launch of the brand new DermEden skincare range. They have worked on their most famous products in order to perfect them even more, and decided to add some new innovations.
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Another week end, another shooting in the way too cold lovely Paris.